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Eugénia
Streda, 18. septembra 2019
L’homme qui plantait des arbres
Dátum pridania: 15.10.2004 Oznámkuj: 12345
Autor referátu: cierny
 
Jazyk: Francúzština Počet slov: 4 045
Referát vhodný pre: Gymnázium Počet A4: 11.6
Priemerná známka: 2.96 Rýchle čítanie: 19m 20s
Pomalé čítanie: 29m 0s
 
Les chênes de 1910 avayent alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J`étais littéralement privé de paroles et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans sa forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l`äme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d` autres domaines que la destruction.

Il avait suivi son idée, et les hêtres qui m` arrivaient aux épaules, répandus à perte de vue, en témoignaient. Les chênes étaient drus et avaient dépassé l`âge où ils étaient à la merci des rongeurs; quant aux desseins de la Providence elle-même pour détruire l`oeuvre créée, il lui faudrait avoir désormais recours aux cyclones. Il me montra d` admirables bosquets de bouleaux qui dataient de cinq ans, c’est-à-dire, de 1915, de l’époque où je combattais à Verdun. Il leur avait fait occuper tous les fonds où il soupçonnait, avec juste raison, qu`il y avait de l`humidité presque à fleur de terre. Ils étaient tendres comme des adolescents et très décidés.

La création avait l`air, d`ailleurs, de s`opérer en chaînes. Il ne s`en souciait pas; il poursuivait obstinément sa tâche, très simple. Mais en redescendant par le village, je vis couler de l`eau dans des ruisseaux qui, de mémoire d`homme, avaient toujours été à sec. C`était la plus formidable opération de réaction qu` il m`ait été donné de voir. Ces ruisseaux sees avaient jadis porté de l`eau, dans des temps très anciens.

Certains de ces villages tristes dont j`ai parlé au début de mon récit s`étaient construits sur les emplacements d` anciens villages gallo-romains dont il restait encore des traces, dans lesquelles les archéologues avaient fouilié et ils avaient trouvé des hameçons à des endroits où au vingtième siècle, on était obligé d`avoir recours a des citernes pour avoir un peu d`eau.

Le vent aussi dispersait certaines graines. En même temps que l`eau réapparut réapparaissaient les saules, les osiers, les prés, les jardins, Jes fleurs et une certaine raison de vivre.

Mais la transformation s`opérait si lentement qu`elle entrait dans l`habitude sans provoquer d`étonnement. Les chasseurs qui montaient dans les solitudes à la poursuite des lièvres ou des sangliers avaient bien constaté le foisonnement des petits arbres mais ils l`avaient mis sur le compte des malices naturelles de la terre. C’est pourquoi personne ne touchait à l`oeuvre de cet homme. Si on l`avait soupçonné, on l`aurait contrarié. Il était insoupçonnable. Qui aurait pu imaginer, dans les villages et dans les administrations, une telle obstination dans la générosité la plus magnifique?
 
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