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Benjamín
Utorok, 31. marca 2020
L’homme qui plantait des arbres
Dátum pridania: 15.10.2004 Oznámkuj: 12345
Autor referátu: cierny
 
Jazyk: Francúzština Počet slov: 4 045
Referát vhodný pre: Gymnázium Počet A4: 11.6
Priemerná známka: 2.96 Rýchle čítanie: 19m 20s
Pomalé čítanie: 29m 0s
 
Ce capitaine forestier n`était pas mon ami pour rien. Il connaissait la valeur des choses. Il sut rester silencieux. J`offris les quelques oeufs que j`avais apportés en présent. Nous partageâmes notre casse-croûte en trois et quelques heures passèrent dans la contemplation muette du paysage.

Le côté d`où nous venions était couvert d`arbres de six à sept mètres de haut. Je me souvenais de l`aspect du pays en 1913, le désert... Le travail paisible et régulier, l`air vif des hauteurs, la frugalité et surtout la sérénité dé l`âme avaient donné à ce vieillard une santé presque solennelle. C`était un athlète de Dieu. Je me demandais combien d`hectares il allait encore couvrir d`arbres.

Avant de partir, mon ami fit simplement une brève suggestion à propos de certaines essences auxquelles le terrain d`ici paraissait devoir convenir. Il n`insista pas. «Pour la bonne raison, me dit-il après, que ce bonhomme en sait plus que moi.» Au bout d`une heure de marche, l`idée ayant fait son chemin en lui, il ajouta: «Il en sait beaucoup plus que tout le monde. Il a trouvé un fameux moyen d`ètre heureux !»

C`est grâce à ce capitaine que, non seulement la forêt, mais le bonheur de cet homme furent protégés. Il fit nommer trois gardes forestiers pour cette protection et il les terrorisa de telle façon qu`ils restèrent insensibles à tous les pots-de-vin que les bûcherons pouvaient proposer.

L`oeuvre ne courut un risque grave que pendant la guerre de 1939. Les automobiles marchant alors au gazogène, on n`avait jamais assez de bois. On commenca à faire des coupes dans les chênes de 1910, mais ces quartiers sont si loin de tous réseaux routiers que l`entreprise se révéla très mauvaise au point de vue financier. On l`abandonna. Le berger n` avait rien vu. Il était à trente kilomètres de là, continuant paisiblement sa besogne, ignorant la guerre de 39 comme il avait ignoreém la guerre de 14.

J’ai vu Elzéard Bouffier pour la dernière fois en juin 1945.Il avait alors quatre-vingtsept ans. J`avais donc repris la route du désert, mais maintenant, malgré le délabrement dans lequel la guerre avait laissé le pays, il y avait un car qui faisait le service entre la vallée de la Durance et la montagne. Je mis sur le compte de ce moyen de transport relativement rapide le fait que je ne reconnaissais plus les lieux de mes premières promenades. Il me semblait aussi que l`itinéraire me faisait passer par des endroits nouveaux. J`eus besoin d`un nom de village pour conclure que j’étais bien cependant dans cette région jadis en ruine et désolée. Le car me débarqua Vergons.
 
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