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Štvrtok, 22. augusta 2019
Roman
Dátum pridania: 01.03.2005 Oznámkuj: 12345
Autor referátu: malin
 
Jazyk: Francúzština Počet slov: 2 492
Referát vhodný pre: Vysoká škola Počet A4: 8.3
Priemerná známka: 2.96 Rýchle čítanie: 13m 50s
Pomalé čítanie: 20m 45s
 
Genre littéraire narratif qui se distingue du mythe par son attribution à un auteur, du récit historique par son caractère fictif, de l’épopée par son usage de la prose, du conte et de la nouvelle par sa longueur, du simple récit par la plus grande complexité de sa narration.

Sous le nom de roman se regroupent des oeuvres très diverses, comme en attestent les innombrables sous-catégories proposées selon les thèmes, les formes, les visées ou les écoles: roman d’analyse, de moeurs, d’amour, de cape et d’épée, ou encore roman rural, social, policier, médical, etc.

Les origines du roman

a) La justification du roman

Les réflexions sur le roman, et cela doit retenir l’attention, s’appuient souvent sur une recherche de son origine. Dans un des premiers textes français sur le roman, intitulé justement "Traité de l’origine des romans" (1670), P.-D. Huet fait de la fiction le propre de l’Homme et une conséquence de l’inquiétude qui le pousse à connaître: l’Homme apaise sa faim de savoir dans la fiction, la fable, soit par défaut (mythologie des peuples ignorants), soit par paresse (connaître par raison est plus difficile), soit par luxe (comblées d’érudition, les nations civilisées retrouvent le goût de la fiction).

Mais la fiction peut heureusement ne pas être vaine si un sens caché en fait une figure de vérité, comme l’expliquait saint Augustin. Fénelon illustre ce projet avec le roman pédagogique "les Aventures de Télémaque" (1699), écrit pour son élève le duc de Bourgogne; inspirée par le roman antique pour la forme, cette oeuvre l’est par "l’Odyssée" pour le sujet. C’est la réflexion augustinienne que Voltaire reprendra, pour la subvertir, dans "l’Ingénu" (1767), où il opposera la fable des imposteurs (mythologie, textes religieux, origines mythiques par lesquelles un peuple se légitime), la fable des enfants (le conte pour le plaisir) et la fable des philosophes, emblème de la vérité. A travers l’ambivalence classique du plaire et de l’instruire se pose un des problèmes du roman, qui se trouve partagé entre la littérature de l’évasion, où il trouve son attrait, et celle de l’édification (morale, psychologique, politique), où il met son personnage (ainsi que le lecteur) à l’école du monde et où il cherche sa justification.

Au XXe siècle, c’est la psychanalyse qui propose de nous livrer le secret de l’origine de la fiction romanesque (Otto Rank, puis Marthe Robert): l’origine du roman, selon cette théorie, serait à chercher dans le roman des origines, cette histoire personnelle que l’enfant, face au complexe d’Oedipe, se construit pour refuser sa filiation au père. Dans cette perspective, les romans de la lutte avec le monde (Balzac) correspondraient à la fiction du bâtard-peut-être-fils-de-roi, et les romans de la fuite ou de la bouderie du monde ("Don Quichotte", "Robinson Crusoé"), à celle de l’enfant trouvé.

Mais le roman en lui-même est un genre en quête de légitimité: il est le bâtard né de l’union des genres élevés ou nobles (l’épopée, la tragédie, selon l’antique hiérarchie des genres) avec la comédie. A cette dernière, il emprunte en effet ses personnages bas: le bourgeois dans la société de l’aristocratie nobiliaire, les prolétaires dans la société bourgeoise, les marginaux dans la société de tout temps, les animaux parmi les hommes (âne latin ou singe chinois), les exclus errants dans l’Espagne de la Renaissance ou ceux de l’Amérique pendant la Grande Dépression.

b) Aux origines du roman, le conte

C’est encore en termes d’origine que peut se poser le rapport du roman avec les histoires courtes, en particulier celles de la littérature orale. Beaucoup d’oeuvres anciennes qu’on appelle aujourd’hui roman sont en effet des agglutinations de bonnes histoires courtes.

Le roman antique grec (Héliodore - "Éthiopiques"; Achille Tatius - "Aventures de Leucipée et de Clitophon"; Chariton d’Aphrodise - "Aventures de Chaeréas et de Callirhoé"; Xénophon d’Éphèse - "Éphésiaques"; Longus - "Daphnis et Chloé") et latin (Pétrone - "Satiricon"; Apulée - "l’Âne d’or") offre déjà quelques schémas (roman d’amour, roman picaresque avant la lettre, roman philosophique) et quelques caractéristiques du roman moderne (parodie, emboîtement des récits). Le récit antique apparaît souvent comme un entrecroisement de plusieurs histoires, qu’il reprenne une légende populaire (loup-garou de Pétrone) ou qu’il soit la parodie des grands textes ("Phèdre" revue par Apulée). Le critique russe Bakhtine (1895-1975) utilise d’ailleurs ces textes de façon privilégiée pour montrer les jeux de références qui selon lui caractériseraient le genre romanesque.

Les contes arabes des "Mille et Une Nuits", révélés par Galland (1646-1715), sont également constitués de contes de dates et d’origines diverses (fonds indo-persan hellénisé, contes de Bagdad, fonds égyptien); organisés en un ensemble cohérent grâce à la technique du récit emboîté, ces contes sont unifiés par un récit-cadre (l’histoire de Chariyar et Schéhérazade): Proust, qui construit sa "Recherche du temps perdu" comme une couturière monte une robe, en fera un de ses modèles.
 
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