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Utorok, 15. októbra 2019
Marquis de Sade
Dátum pridania: 18.01.2006 Oznámkuj: 12345
Autor referátu: malin
 
Jazyk: Francúzština Počet slov: 1 796
Referát vhodný pre: Vysoká škola Počet A4: 5.9
Priemerná známka: 2.96 Rýchle čítanie: 9m 50s
Pomalé čítanie: 14m 45s
 
Donatien-Alphonse-François de Sade naît à Paris le 2 juin 1740. Il est le descendant d'une vieille et prestigieuse famille de l'aristocratie de Provence. A 14 ans, il entre dans une école militaire réservée aux fils de la plus ancienne noblesse et. sous-lieutenant un an plus lard, participe à la guerre de Sept ans contre la Prusse. Il y brille par son courage, mais aussi par son goût pour la débauche. Revenu, en 1763, avec le grade de capitaine, il fréquente les actrices de théâtre et les courtisanes. Son père, pour y mettre fin, cherche à le marier au plus vite.

Le 17 mai 1763, il épouse Mlle de Montreuil, de noblesse récente, mais fortunée. Il ne s'en assagit pas pour autant et fait, dans la même année, son premier séjour en prison pour « débauches outrées ». En 1768, il est à nouveau incarceré six mois pour avoir enlevé et torture une passante. Il donne fêtes et bals dans son domaine provençal de La Coste, voyage en Italie, notamment avec sa belle-sœur, dont il s'est épris. A Marseille, en 1772, il est accusé d'empoisonnement (il avait en fait distribué, lors d'une orgie, des dragées aphrodisiaques à quatre prostituées qui avaient rendu malade l'une d'entre elles) et doit s'enfuir en Savoie. Condamne à mort par contumace, il est arrêté, s'évade, puis cinq ans plus tard (au cours desquels il alterne voyages et scandales), il est arrêté à Paris où il était venu régler ses affaires à la suite du décès de sa mère.

Malgré les interventions de sa femme, il va passer cinq années dans le donjon de Vincennes, écrivant pièces de théâtre et romans pour tromper son ennui, avant d'être transféré à la Bastille où il commence la rédaction des Cent vingt journées de Sodome (1785) puis, deux ans plus tard, Les infortunes de la vertu et Aline et Valcour. En juillet 1789, dix jours avant la prise de la bastille, il est transféré à Charenton, dans un asile de fous. Il doit abandonner sa bibliothèque de six cents volumes et ses manuscrits.

Il recouvre la liberté, accordée à toutes les victimes de lettres de cachet, en 1790. Sa femme, lasse de ses violences, obtient la séparation. Ses deux fils émigrent. Pour survivre dans le Paris révolutionnaire - ses biens, en Provence, ont été pillés et mis sous séquestre - il cherche à faire jouer ses pièces, se lie avec une jeune actrice, Marie Constance Quesnel, qui lui restera fidèle jusqu'au bout. Justine ou Ses malheurs de la vertu est publié - anonymement -en 1791.

Pour faire oublier ses origines nobles, il milite dans la section révolutionnaire de son quartier. Mais son zèle n'est-il pas assez convaincant? Fin 1793, il est arrêté et condamné à mort. Oublié dans sa geôle à la suite d'une erreur administrative, il échappe à la guillotine et est libéré en octobre 1794.

Vivant chichement - ses seuls revenus sont ses écrits - il public en 1795 La philosophie dans la boudoir, Aline et Valcour, La nouvelle Justine cl Juliette (Justine et Juliette sont deux sœurs, l'une incarnant la vertu, l'autre le vice, qui subissent des aventures où la luxure le dispute à la cruauté). La presse l'accuse d'être l'auteur de « l'infâme roman » Justine. Il s'en défend maladroitement. En 1801, la police saisit ses ouvrages chez son imprimeur. On ne lui pardonne pas sa violence érotique, son « délire du vice », sa pornographie. Sans jugement, par simple décision administrative, il est enfermé dans l'asile de fous de Charenton. 11 va, qualifié de « fou » mais parfaitement lucide, malgré ses suppliques et ses protestations, y mourir le 1er décembre 1814 sans jamais retrouver la liberté. Cet esprit libre, sur ses 74 années de sa vie, en aura passé 30 en prison.

Ses descendants refuseront de porter le titre de marquis, et il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour que son œuvre, dans laquelle il a ouvert la voie à la psychologie sexuelle moderne, soit « réhabilitée ».

«L'esprit le plus libre»

Héritier du naturalisme de Diderot et de Rousseau, Sade, «l'esprit le plus libre» (Apollinaire), a poussé cette philosophie jusqu'à ses extrêmes conséquences. Il s'en est servi pour justifier l'expansion sans limites de l'individu. «Si la nature désapprouvait nos goûts», proclame un des personnages, «elle ne nous les inspirerait pas.» Aussi la débauche et la cruauté prennent-elles chez lui les dimensions de la folie cl du mythe. L'œuvre peut inspirer l'épouvante. En y projetant, sans retenue, ses obsessions et ses fantasmes, Sade n'en a pas moins apporté aux philosophes un document exceptionnel, et les surréalistes ont reconnu en lui le symbole de l'homme qui s'insurge contre tous les interdits.

De fait, la pensée de Sade a un caractère politique, ce qui le rapproche de tout le courant libertin, si vigoureux au XVIII siècle. Sade, qui veut réconcilier Éros et Nature («Tout est dans la nature», soutient-il), s'est opposé au déisme, à l'Être suprême de Robespierre, qu'il accuse d'étouffer la révolution totale, laquelle doit être aussi celle des mœurs. C'est ce qu'il exprime dans son texte célèbre, «Français, encore un effort!», inclus dans la Philosophie dans le boudoir.
L'esprit du crime s'apparente chez Sade à un rêve démesuré de la négation que les lointaines possibilités pratiques dégradent: le projet destructeur dépasse infiniment les hommes. Si l'homme « sadique » paraît singulièrement libre à l'égard de ses victimes, dont dépendent ses plaisirs, la violence envers ces victimes vise autre chose qu'elles et ne fait que vérifier frénétiquement l'acte destructeur par lequel «il a réduit Dieu et le monde à rien» (Maurice Blanchot).
 
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